Et je suis reparti pour me battre contre ma colère, contre ma haine, contre moi-même. Comment en suis-je arriver là ? Pourquoi ?
Encore et toujours cette colère qui m'attire vers elle, gagnante haineuse sur mes pensées. Des pensées qui jusqu'alors étaient saines et sereines.
Pendant de nombreuses années, j'ai essayé de canaliser ma colère. Mais aujourd'hui, je n'y arrive plus. Je me retrouve, enfin, après avoir passé du temps à refouler ce que je suis réellement.
Vous vous demandez sûrement pour quelle raison j'écris : lorsque l'envie d'écrire me prend, il y a en moi comme un vent d'inspiration expirant toutes mes émotions.
« Mon moi », ce volcan en sommeil qui se réveille sans prévenir, me surprenant moi-même ! Lorsqu'il crache sa lave, je fais tout ce que je peux pour extirper ce feu qui brûle mon âme et la rend consumable. Tant de mots pour décrire un sentiment et une sensation inégalable qu'est la haine.
Cette sensation qui me rend fort et vulnérable à la fois, trahissant mon âme et faisant naître un côté supérieur de mon esprit. Malgré la « souffrance » que je ressens quand la colère me contrôle, elle me permet de me surpasser et d'engendrer mon être à avancer coûte que coûte.
Cette alliée irréfragable m'a beaucoup servi pour entendre et être entendu. Plus précisément, elle me rend plus combatif et moins tolérant. C'est un paradoxe, un homme souffrant d'une distorsion de la parole tel le bégaiement devrait être, normalement, un prôneur farouche de la tolérance. C'est ce genre de comportement qui me fait penser que je suis un être à part entière, une entité bien distincte prête à bafouer sa nature pour se dépasser.
